Réalisations dans le cadre de la protection des zones de frayère du lac Tanganyika

Les zones de frayère sont des lieus de reproduction des poissons, ce sont des endroits qui méritent une attention particulière car ils abritent des individus fragiles, les alevins et les poissons femelles prêts à pondre des oeufs. C’est dans ce cadre que la Direction des Eaux de la Pêche et de l’Aquaculture (DEPA) a initié un programme de Protection des Zones de Frayère du lac Tanganyika car ces dernières étaient beaucoup menacées par la pêche illicite, la pollution du lac via ses affluents et la dégradation des bordures du lac par des constructions (coupure des végétaux qui bordent le lac, extraction du sable sur les rives du lac).

 

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Rapport sur l'état de la sécurité alimentaire d'après la récolte de la saison 2016 A

 

 

Les plateaux secs de l’Est et les plateaux humides, excepté la province de Ngozi, sont classés en phase III, crise alimentaire, de mai à juin 2016. Quelques communes
situées autour de la Mairie de Bujumbura, les communes de Nyanza-Lac et Giharo sont aussi classées dans cette phase. La consommation alimentaire pauvre, la
malnutrition très élevée, dégradation progressive des ME ainsi que et les faibles disponibilités alimentaires liées à la faible performance de la saison agricole sont les
principales causes de cette situation de crise. La crise socio-politique prévalant depuis mi 2015 a provoqué des déplacements des populations, pertes des
opportunités de travail, ainsi que la restriction de mouvement habituels/saisonniers des biens et des personnes non seulement à l’intérieur du pays mais aussi avec
les pays frontaliers en l’occurrence le Rwanda et la Tanzanie. Une protection des moyens d’existence de 23% de la population rurale en situation de crise alimentaire
s’avère indispensable, à court et à moyen termes.

 

Télécharger le PDF pour en savoir plus: Rapport IPC Insécurité alimentaire

Bulletin d’alerte précoce à base communautaire (SCAP) numéro 3, novembre 2015

La saison pluvieuse 2016A s’est annoncée assez bonne et les cultures étaient bien arrosées depuis le mois d’octobre particulièrement pour les régions naturelles du Mugamba et Mumirwa (350 mm) quoique que les régions habituellement à haut risque de déficit hydrique comme le Moso et le Buragane connaissent de faibles pluviométries (100 mm). Bien que des programmes des années antérieurs aient fourni une assistance appréciable aux ménages vulnérables en termes d’appui à l’accès aux semences de qualité, seulement 64% des ménages affirment qu’ils disposaient de bonnes semences au début de la saison 2016A.

Ceci est d’autant plus sensible pour les ménages des zones affectées par la crise de la période électorale comme Makamba (39%), Rutana (56%), Kirundo (33%) et Ruyigi (moins de 58%). Les fertilisants quoique partiellement subventionnés par le Gouvernement, demeurent inaccessibles pour une bonne partie des ménages, seulement 36% des ménages enquêtés à bas revenus affirment avoir accès aux engrais en quantité suffisante.

Les aléas climatiques comme les grêles et envasements de marais sont continuellement rapportés dans les régions du centre Est (Kirimiro et Bweru) causant des dégâts majeurs (30% de perte) sur les cultures en champs (haricot, maïs, bananier, patate douce et manioc). Des inondations sont aussi signalées dans les provinces de Rutana et Bubanza consécutivement aux fortes précipitations déjà prédites par le passage dans la sous-région du phénomène El Nino.

Un contexte de grande vulnérabilité risque de s’installer suite aux facteurs structurels, actuellement exacerbée par la crise née de la période électorale qui a entraîné des déplacements massifs des populations vers les pays voisins des provinces de Makamba, Rutana, Kirundo et Ruyigi. Le HCR recense près de 250 000 Burundais ayant fui leurs exploitations et exilés à l’étranger ces deniers mois. Le retour attendu à la fin de l’année 2015 n’a pas été effectif et les deniers cas d’insécurité, font encore hésiter les populations à rentrer.

Selon une évaluation conjointe menée au mois de novembre (PAM, FAO et Minagrie), une insécurité alimentaire additionnelle est venue ajouter la pression sur les moyens d’existence des populations ayant connu des déplacements de population (une moyenne de 22,5% en insécurité alimentaire). Pour les ménages des zones de hautes terres (Crête Congo Nile), l’insécurité alimentaire est montée de 26% tandis que la partie nord de la crête (Cibitoke) a connu une hausse de plus de 37% suite au fonds de fragilité en place depuis plusieurs années auquel est venu se greffer l’impact des déplacements des ménages les plus vulnérables....

Télécharger le PDF pour en savoir plus:Bulettin_SCAP numero 3_nov 2015_vf 1.pdf

 


 

"Promouvoir l'intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures pour une sécurité durable et la lutte contre la malnutrition."

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