Un nouveau virus qui jaunit le riz

Après la Tanzanie, le Mozambique et le Rwanda, le Rice Yellow Mottle Virus (RYMV) a été détecté au Burundi. Selon le représentant légal de l’Institut International pour la Recherche Rizicole (IRRI), Dr. Ir. Joseph Bigirimana, des mesures pour le contrer ont été mises au point.

Visites des officiels dans les champs d’expérimentation de l’IRRI à Gihanga ©IwacuVisites des officiels dans les champs d’expérimentation de l’IRRI à Gihanga ©Iwacu
« Le RMYV est dangereux pour la culture du riz surtout que sa transmission passe par plusieurs voies intermédiaires, » C’est via les petits insectes, l’homme, les animaux qui sont en contact avec le riz contaminé et l’eau qui irrigue les champs », fait savoir l’Ir. Bigirimana. Déclaration faite lors de la visite du Deuxième Vice-président de la République, ce 25 août, au bureau régional de l’IRRI où la construction de nouveaux laboratoires est en cours. La visite s’est poursuivie au champ expérimental dans la plaine de l’Imbo à Gihanga, en province Bubanza. Plusieurs variétés ont été plantées sur 10 ha.

Le représentant légal de l’IRRI au Burundi affirme que l’institut ne reste pas les bras croisés. « Nous allons incorporer les gênes de la Gigante, une autre variété du riz qui résiste au virus, originaire de la Tanzanie et du Mozambique. » En plus, ajoute-t-il, nous avons déjà planté cette nouvelle variété, pour plus tard, la croiser avec entre autres Vuninzara et Gwizumwimbu qui sont déjà diffusées. Il précise qu’avant la diffusion des autres variétés, un contrôle rigoureux doit obligatoirement se faire au niveau de l’IRRI.

Cette visite a coïncidé avec la présence au Burundi du directeur général adjoint de l’IRRI, Matthew Morel. L’objectif est de se rendre compte de l’état d’avancement du projet depuis la création du bureau de l’IRRI au Burundi en 2009. Il s’est dit content et honoré que l’institut participe à l’amélioration de la qualité du riz au Burundi en particulier et de l’agriculture en général. Les travaux vont bon train, a-t-il souligné.
Toutefois, le Deuxième Vice-président de la République du Burundi, Gervais Rufyiri, a soulevé certaines contraintes liées à cette culture : manque de variétés, de technologies de production, de techniciens, de chercheurs… « Sur ce, le gouvernement s’engage à soutenir l’IRRI, à faire en sorte que la population maîtrise les nouvelles technologies. » Surtout, note Anselme Nyandwi, gouverneur de Bubanza, que la grande partie des recettes communales proviennent du secteur rizicole et que 90% de la population de Bubanza consomme le riz.

Visite des champs de démonstration de maïs dans les marais de Butihinda et Mwakiro

Dans le cadre du suivi des activités agro-sylvo-zootechnique sur terrain, S.E Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Dr Déo-Guide RUREMA a visité ce lundi 27 Novembre 2017, les champs de maïs installés dans les marais de la province Muyinga sous l’appui du CRS à travers le programme « Amashiga ». Au total, 42 ha sont exploités par la population regroupée en association.

Les agriculteurs bénéficiaires des semences ont exprimé leur satisfaction par rapport à l’appui technique du CRS et ont indiqué qu’ils sont capables de continuer les activités même après le départ du projet car ils ont bien compris les techniques apprises par le programme. Ils ajoutent leur appréciation par rapport à la collaboration entre les techniciens du programme « Amashiga » avec les techniciens du Ministère dont les agronomes et les moniteurs dans l’encadrement.

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Par rapport à la lutte des chenilles qui ont attaqué les champs de maïs, Madame la Gouverneur a fait savoir qu’ils ont travaillé en synergie l’administration, les techniciens de la DPAE et le CRS en utilisant les produits phytosanitaires et la lutte mécanique comme le ramassage des chenilles dans les champs.

Selon le Coordonnateur National du CRS, Monsieur Jude Marie BONATTE, le CRS apprécie la collaboration sur terrain avec l’administration et les techniciens et intervient également aux activités de lutte antiérosive par la protection des bassins versants, l’installation des compostières, la distribution du petit bétail et l’enseignement des pratiques modernes agricoles.

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De son côté, S.E Monsieur le Ministre s’est dit satisfait par les réalisations sur terrain et la collaboration sur terrain et a ajouté que ces champs de démonstration matérialisent la régionalisation des cultures. Il a promis de partager ces bonnes pratiques avec les autres provinces au cours d’une réunion que le Ministère organise à l’intention des Gouverneurs et les Directeurs Provinciaux d’Agriculture et d’Elevage.

S.E Monsieur le Ministre a lancé un appel aux autres partenaires de suivre un bon exemple au lieu de distraire la population par des activités sans résultats bénéfiques pour l’agriculteur.

S’exprimant sur la suspension des activités des ONGs TUBURA et PRANA, S.E Monsieur le Ministre a fait savoir que les raisons sont que ces ONGs n’ont pas suivi les priorités du Gouvernement car TUBURA exigeait aux agriculteurs bénéficiaires des engrais via cette ONG des frais supplémentaires au taux fixé par le PNSEB et TUBURA a accepté qu’il existe des frais de services exigés par cette ONG.

Quant à PRANA/GIZ, elle s’est permis d’octroyer des semences charançonnées et pourries de haricot et de maïs aux ménages agricoles des provinces Bujumbura et Rumonge.

S.E Monsieur le Ministre a lancé un appel aux différents partenaires œuvrant dans le domaine agricole de respecter les priorités du Gouvernement et les a avertis qu’ils seront suspendus s’ils ne respectent pas les priorités du Ministère.

Visite du Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage chez un éleveur modèle

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Dr Déo-Guide RUREMA a visité ce jeudi 02 Novembre 2017 dans la commune urbaine de Ntahangwa, zone Gihosha, un éleveur modèle de poules pondeuses du nom de Hon. Ezéchiel NIBIGIRA. C’est dans le cadre du suivi sur terrain des activités agropastorales.

Honorable Ezéchiel NIBIGIRA a indiqué qu’il a été inspiré de pratiquer l’élevage après la visite guidée des activités agro-sylvo-zootechniques de S.E Monsieur le Président de la République et répondre à l’appelle lancé aux hauts cadres de l’Etat de contribuer au développement du Pays en matière d’agriculture et de l’élevage. Actuellement, son poulailler arrive à 15 milles poules pondeuses et entre 80 à 85% d’entre-elles sont en période de ponte sur une production de 8000 œufs par jour. L’éleveur ajoute que la famille est très satisfaite du rendement car il contribue à l'amélioration des conditions de vie familiale et à la création de l'emploi. La main d'œuvre utilisée est de plus de 15 personnes permanentes en dehors de la main d'œuvre temporaire.

Néanmoins, Honorable Ezéchiel NIBIGIRA a signalé quelques contraintes qu'il rencontre dans la conduite de son élevage dont le problème d'approvisionnement en médicaments qui sont souvent introuvables dans les pharmacies vétérinaires locales ainsi qu'un manque d'une espace suffisante pour étendre les activités liées à son projet. Sur ce, il a demandé au Gouvernement de lui donner l’autorisation d’importer les médicaments afin qu’ils puissent traiter régulièrement et convenablement son poulailler ainsi qu’un terrain pour pouvoir étendre le projet et développer les activités connexes à son élevage pour ne plus dépendre totalement des importations de l'extérieur du pays en ce qui concerne l'approvisionnement en aliments pour son élevage.

Dans son interview, Monsieur le Ministre Déo-Guide RUREMA a fait savoir qu’il est très satisfait de voir que les hauts cadres de l’Etat ont répondu à l’appel lancé par le Gouvernement de contribuer au développent du secteur agro-sylvo zootechnique et interpelle aux autres d’en prendre comme exemple et de commencer.

Il a apprécié l’organisation de cette activité qui est conforme aux exigences de la conduite d'un élevage moderne comme l’hygiène, la main d’œuvre utilisée qui est suffisante, l'existence d'un technicien vétérinaire pour le suivi, la production et la gestion de la fumure organique pour fertiliser les sols ainsi que la mise en place d’une petite unité de transformation des aliments pour les poules. Monsieur le Ministre a lancé un appel à tous selon leur niveau de vie de pratiquer le petit, moyen et grand élevage pour l’auto-développement. Quant aux médicaments pour bétail, Monsieur le Ministre a indiqué qu’ils vont étudier la faisabilité avec les services concernés tout en respectant la réglementation en vigueur.

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"Promouvoir l'intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures pour une sécurité durable et la lutte contre la malnutrition."

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