ANALYSE ET ADOPTION PAR LE PARLEMENT, D’UN PROJET DE LOI PORTANT RATIFICATION PAR LA REPUBLIQUE DU BURUNDI DE L’ACCORD DE DON N°2000001940 POUR LE FINANCEMENT DU PROJET D’APPUI A L’INCLUSION FINANCIERE AGRICOLE ET RURALE DU BURUNDI (PAIFAR-B)

Ce jeudi 22 Décembre 2017, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Déo- Guide RUREMA a défendu devant les Honorables Députés le projet de loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord de don n°2000001940 pour le financement du Projet d’Appui à l’Inclusion Financière Agricole et Rurale du Burundi (PAIFAR-B) entre la République du Burundi et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), signéà Rome le 3 octobre 2017.

Dans l’exposé des motifs, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Déo- Guide RUREMA a précisé que ce don dont le montant est de 24.9 millions de dollars américains équivalents à 43,716 milliards de Franc Burundais est non remboursable et sans intérêt. Ce projet dont la durée est de 7 ans interviendra dans les mêmes zones d’action que les autres projets du FIDA entre autre les Provinces de Bubanza, Cibitoke, Gitega, Karusi, Kayanza et Muramvya a indiqué le Ministre Déo- Guide RUREMA. Ce don aura une importance capitale car 99 200 ménages du monde rural seront les bénéficiaires direct du projet a-t-il ajouté.

 

 

 

 

 

 

Quant aux inquiétudes à la bonne gestion de ce don soulevées par les Honorables Députés, le Ministre Déo- Guide RUREMA leur a expliqué que toutes les parties prenantes vont se mettre ensemble pour étudier des mécanismes et stratégies de suivi nécessaires visant à la bonne gestion. Ce projet de loi a été adopté à l’unanimité par les Honorables Députes présents.

Signalons qu’après la défense au parlement, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Déo- Guide RUREMA a également défendu le même projet de loi au Senat et que tous les Honorables Sénateurs l’ont aussi approuvé à l’unanimité.

Analyse et adoption, par les Députés de la Chambre Basse du Parlement, du projet de loi portant organisation de la pêche et l’aquaculture au Burundi

Ce mardi 30 août 2016, les Députés de la Chambre Basse du Parlement ont adopté un projet de loi portant organisation de la pêche et l’aquaculture au Burundi.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo-Guide RUREMA, qui a défendu ce projet de loi a indiqué que le cadre juridique dans lequel s’exercent la Pêche et l’Aquaculture au Burundi n’est pas adapté aux réels besoins du secteur.

D’après lui, la législation en vigueur en la matière date de l’époque coloniale et le texte de base remonte lui même des années 1937 (Décret du 21 Avril 1937 sur la chasse et la pêche).

Cette législation ayant été peu ou pas amendée depuis, elle ne répond plus aux exigences du pays.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’élevage entrain de défendre le projet de loi

Le Ministre a précisé que la nouvelle loi ainsi que ses objectifs principaux s’inspirent du Code de Conduite pour une Pêche Responsable, du code de l’Environnement de la République du Burundi et d’autres instruments comme le code de l’eau et visent à :

-          Adopter des mesures pour assurer la conservation à long terme et l’utilisation durable des ressources halieutiques;

-          Appliquer l’approche de précaution à la conservation, la gestion et l’exploitation des ressources bio-aquatiques afin de les protéger et de préserver l’environnement aquatique ;

-          Conserver les écosystèmes aquatiques afin d’assurer effectivement la conservation et la gestion des ressources bio-aquatiques;

-          Empêcher la surexploitation et mettre en œuvre des mesures d’aménagement afin de s’assurer que l’effort de pêche soit proportionnel à la capacité de production des ressources halieutiques et leur utilisation durable, et

-          Promouvoir le développement et la gestion responsable de l’aquaculture.

Ainsi, la fixation des termes et conditions relatives à l’octroi des licences de pêche, la possibilité d’accorder des droits exclusifs d’exploitation des ressources halieutiques et plus généralement, l’organisation générale des activités de pêche pourront faire l’objet de règlements pris en application de la loi.

L’une des innovations majeures de cette loi est l’introduction de l’obligation de détenir une licence de pêche pour tout type de pêche à l’exception de la pêche de subsistance telle que définie par la loi et pour quelques plans d’eau qui soit. Cela permettra à l’administration de disposer d’une part, d’une source très utile d’information statistique et d’autre part, d’un instrument privilégié de régulation de l’effort de pêche.

En particulier le texte rappelle le caractère unique de l’écosystème du lac Tanganyika et souligne la nécessité de le protéger de toute atteinte.

Par ailleurs, la loi prend en considération d’autres utilisations des ressources hydrauliques susceptibles d’affecter les intérêts de la pêche et de l’aquaculture et prévoit des mécanismes de consultation et d’information préalable.

Le Ministre a souligné que l’une des faiblesses majeures de l’ancienne législation des pêches réside sans aucun doute dans l’absence d’un arsenal répressif adéquat. Il est prévu un régime de sanctions et la palette des sanctions dont l’administration et les institutions judiciaires disposent est suffisamment large pour assurer une correspondance entre l’entité de l’infraction et la peine correspondante.

Ce nouvel instrument juridique a-t-il ajouté, vient en complément aux autres instruments ratifiés par le Gouvernement et sa mise en application se traduira par une meilleure synergie des acteurs et une rentabilité très améliorée pour les pêcheries et par une forte stabilité et résilience de l’écosystème.

Après avoir posé des questions d’éclaircissement et fournies quelques points pour amendement, les députés ont adopté ce projet de loi à l’unanimité.

ARTICLE SUR L’ACTIVITE DE SENSIBILISATION SUR LE PROJET D’APPUI SUR LA COMPETITIVITE DU SECTEUR CAFE

Ce vendredi 14 avril 2017, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage s’est rendu en commune Kayanza sur la Colline Maruri pour le lancement des activités de sensibilisation sur le Projet d’Appui à la compétitivité du secteur café (PACSC).  Ces activités ont commencé par la visite des pépinières, d’une usine de lavage du café de la coopérative Dusangirijambo. Monsieur le Ministre a aussi procédé à la fertilisation d’un champ de caféier.

Dans son allocution, le Ministre a remercié la Banque Mondiale du don octroyé pour que la culture du café soit encore valorisée. Il a mis en garde la population présente de ne pas prendre des risques de vendre frauduleusement la production chez  les pays voisins car ceux qui seront attrapés seront sévèrement punis selon la loi. Il a également informé que ce projet vient renforcer les capacités du producteur pour qu’il sache les bonnes techniques culturales afin d’augmenter la saveur et la production du café pour qu’ensuite le prix soit revu à la hausse, chose que la population a bien accueilli. Il a indiqué que le projet vient appuyer le Gouvernement dans l’approvisionnement des produits phytosanitaires et d’engrais où le projet appuiera jusqu’à 40% du prix du produit et 60% seront payés  par le bénéficiaire. Le projet interviendra dans les provinces de Kayanza, Ngozi, Kirundo, Muyinga, Gitega et Karusi. Le Ministre a, à cet effet remis des sacs d’engrais aux bénéficiaires en leur demandant de suivre les conseils des encadreurs pour un meilleur rendement.

Après cette visite, une réunion entre partenaire intervenant dans le secteur café a été tenue pour informer à chacun sa zone d’intervention.

De son coté, le Ministre a promis que toutes ces activités seront supervisées par les services habiletés du Ministère pour que le producteur ne soit pas  victime du mauvais fonctionnement des activités des partenaires du secteur café. Il a demandé à ceux-ci de faire un encadrement régulier du producteur et qu’il soit assisté dans son champ et non dans les salles de réunion. Une communication permanente s’avère importante pour une bonne coordination des activités entre les différents partenaires.

Il a clos la réunion en interpellant toute personne œuvrant dans le secteur d’y mettre tous les efforts possibles pour lutter contre la pauvreté en augmentant la production et  la saveur du café.  


 

"Promouvoir l'intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures pour une sécurité durable et la lutte contre la malnutrition."

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