ANALYSE ET ADOPTION D’UN PROJET DE LOI PORTANT RATIFICATION PAR LA REPUBLIQUE DU BURUNDI DE L’ACCORD DE FINANCEMENT N°.D181-BI ENTRE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI ET L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT (IDA), EN FAVEUR DU PROJET REGIONAL DE DEVELOPPE

Ce jeudi 20 juillet 2017, la Chambre Basse du Parlement a analysé et adopté le projet de loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord de financement N°.D181-BI entre la République du Burundi et l’Association Internationale de Développement (IDA), en faveur du Projet Régional de Développement agricole Intégré dans les Grands Lacs (PRDAIGL).

Ce projet de loi qui a été a défendu par le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Dr. Déo Guide RUREMA a été signé le 14 juin 2017.

 

Dans l’exposé des motifs, le Ministre a indiqué qu’il s’agit d’un financement de la Banque Mondiale à travers un Don d’Investissement de 75 millions de Dollars Américains, (équivalents à 128,955 milliards de FBU), pour une période de mise en œuvre de cinq ans allant de septembre 2017 au 30 novembre Juin 2022. Il a fait remarquer que ce financement est un Don, non remboursable et sans intérêts, mobilisable à 100% sans besoin de budget national de contrepartie, a ajouté le Ministre.

D’après lui, l’objectif du PRDAIGL est d’augmenter en quantité et en qualité la production du riz, du maïs et du lait dans sa zone de couverture en augmentant la productivité et la production, en améliorant la qualité par la transformation et en augmentant les revenus des ménages par la mise en marché des produits à haute valeur commerciale.

S’agissant de la zone d’intervention, il a fait savoir que le projet sera exécuté dans la zone frontalière avec la République Démocratique du Congo où le même projet est mis en œuvre dans la partie orientale frontalière avec le Burundi. Les provinces concernées sont Bubanza, Bujumbura, Cibitoke, Makamba et Rumonge.

Ce projet cible la population, les principales institutions publiques impliquées dans la fourniture de services agricoles; les investisseurs privés du secteur agroalimentaire ainsi que les gestionnaires de coopératives, et les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) implantées dans la zone du projet. Les bénéficiaires directs du projet sont estimés à au moins 55 000 petits exploitants agricoles (dont 35 % de femmes).

Le Ministre a conclu en disant que le projet apportera des technologies améliorées de production agricole du riz, du maïs et du lait, apportera de la valeur ajoutée aux produits susvisés et contribuera à la création d’emplois.

Réponses aux questions des parlementaires

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a eu à répondre aux questions des parlementaires relatives notamment à:

-          Aux performances enregistrées par les projets agricoles et d’élevage et les mesures prises pour la pérennisation des acquis de ces projets;

-          Le système de suivi évaluation mis en place par le MINAGRIE pour s’assurer que les fonds publics sont gérés honnêtement et que les objectifs assignés au programme sont réellement atteints:

-          Le ciblage des vulnérables dans la distribution des bovins.

Concernant la pérennisation des acquis et le suivi-évaluation des projets, la réponse a été que le MINAGRIE va désormais s’assurer de l’implication des services techniques(DPAE) de l’administration(Gouverneurs) dans la planification et la mise en œuvre des activités des projets. D’après le Ministre, cela permettra une appropriation des acquis et constitue à coût sûr un facteur de durabilité.

A la question de la distribution des bovins aux vulnérables, le Ministre a fait savoir que le PRDAIGL ciblera aussi les techniciens et les administratifs modèles en vue d’une augmentation effective de la production.

Signalons que la Commission saisie pour analyser ce projet de loi avait recommandé que le projet contribue également dans la réhabilitation des infrastructures d’irrigation relatives au barrage hydro-agricole de Kajeke en province Bubanza.

Après analyse le projet de loi a été adopté à l’unanimité moyennant la recommandation proposée.

ANALYSE ET ADOPTION D’UN PROJET DE LOI PORTANT RATIFICATION PAR LA REPUBLIQUE DU BURUNDI DE L’ACCORD DE PRET N° 12037P POUR LE FINANCEMENT ADDITIONNEL DU PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DES FILIERES-PHASE II (PRODEFI II)

Ce mercredi 09 novembre 2016, la chambre Basse du Parlement a analysé et adopté le projet de loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord de prêt n° 12037P pour le financement additionnel du Programme de Développement des Filières-phase II (PRODEFI II). Ce projet de loi a été a défendu par le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Dr. Déo Guide RUREMA et concerne la ratification entre la République du Burundi et le fonds de l’OPEP pour le Développement International, signé le 17 aout 2016.

Le Ministre Déo-Guide écoutant attentivement les questions des parlementaires

Dans l’exposé des motifs le Ministre a indiqué que cet accord a été signé en date du 17 août 2016 par le Ministre des Finance et de la privatisation, à Vienne en en Autriche. Selon lui, ce financement additionnel est destiné à accroitre le fonds d’investissement alloué au PRODEFI II pour les aménagements hydro-agricoles, la construction des ouvrages d’irrigation dans les marais et des périmètres, la protection des bassins versants et la réhabilitation des pistes. Il est également destiné au renforcement et le développement des filières lait, riz et banane à travers la transformation et la conservation des produits agricoles.

Le Ministre fait remarquer que les provinces de Bubanza et Cibitoke qui figuraient dans la zone d’action du PRODEFI dans sa première phase, et qui n’avaient pas reçu des ressources dans le cadre du PRODEFI II sont essentiellement concernées par le financement additionnel.

Le Financement actuel du PRODEFI II est de 45 millions USD et est composé de don FIDA à hauteur de 36,6millions USD qui correspondant à 81,5% du coût additionnel du programme, le don ASAP pour un montant de 5 millions USD, soit 11,1% et la contribution du Gouvernement de 3,1 millions USD qui représentent 6,8%. Il y a aussi la contribution des bénéficiaires de 0,285 millions USD soit 0,6% et le financement additionnel par le prêt OFID de 6 millions qui portera le financement total du PRODEFI II à un montant de 51millons USD.

Le Ministre tient à signaler que dans les activités à financer par le fonds additionnel de l’OFID au PRODEFI II, aucune dépense de salaire, de charroi et autre frais de fonctionnement n’est éligible sur ce prêt.

Concernant les réalisations attendues pour atteindre les objectifs, le prêt va contribuer dans le développement des filières riz et lait ainsi que les filières secondaires.

-          Dans la filière riz, le prêt va contribuer à la mise en place de 27 hangars y compris les aires de séchage, 5 magasins de stockage avec boutiques d’intrants au niveau des associations usagers dans les périmètres irrigués de la SRDI. Il y aura aussi une unité de transformation du riz dans la province de Karusi.

-          Dans la filière lait, il contribuera à l’agrandissement des équipements de 8 centres de collecte dans l’ancienne zone du PRODEFI I par la mise en place de nouveaux tanks complémentaires d’une capacité minimum de 500 litres.

-          Dans les filières secondaires il contribuera à la mise en place de bâtiments et équipements dune unité de valorisation de la banane dans la commune de Mugina en province de Cibitoke.

Le Ministre Déo-Guide apprécie positivement les résultats du FIDA et le reconnaît comme le meilleur partenaire qui fait preuve d’une implication effective du Ministère, des administratifs de la zone d’action et des bénéficiaires dans la mise en œuvre des projets, en témoigne les résultats sur terrain et leur impact en milieu rural.

Les Honorables Députés reconnaissent l’importance des projets du FIDA dans la sécurité alimentaire et dans l’économie du pays et apprécient positivement eux aussi leurs approches d’interventions.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a eu à répondre aux questions des parlementaires relatives notamment à:

-          l’augmentation de la production du riz et du lait sans mesures d’accompagnement comme la mise en place des infrastructures de stockage et de transformation répondant aux normes ;

-          La pérennisation des acquis des projets agricoles et d’élevage ;

-          Le système de suivi évaluation mis en place par le MINAGRIE pour s’assurer que les fonds publics sont gérés honnêtement et que les objectifs assignés au programme sont réellement atteints:

-          La création d’emploi.

A la question relative à l’augmentation et la gestion de la production, le Ministre réagit en disant qu’il y a des unités de transformation qui commencent à voir le jour donnant l’exemple de l’usine Modern Dairy Burundi "MDB", les hangars de stockage et quelques unités de transformation du riz. Il fait savoir également que le MINAGRIE est entrain de réfléchir ensemble avec la Deuxième Vice-présidence pour voir comment orienter les projets suivant les besoins réels de la population.

Concernant la pérennisation des acquis des projets, il répond que l’implication de l’administration et des services techniques déconcentrés dans la planification et la mise en œuvre des activités permet une appropriation des acquis et constitue à coût sûr un facteur de durabilité.

S’agissant de la création d’emploi, il parle des activités pilotes de création d’emploi des jeunes ruraux : emplois temporaires ou saisonnières de 3 à 6 mois où les jeunes sont employés comme main d’œuvre dans les travaux d’aménagement des marais ou des bassins versants et les emplois permanents (générés par les activités des filières ou auto emplois ou emplois (boutiques, coopératives, micro-entreprises,…).

Le Président de l’Assemblée National Honorable Pascal NYABENDA recommande l’adéquation entre l’augmentation et la gestion la production. Après analyse le projet de loi a été adopté à l’unanimité.

ANALYSE ET ADOPTION D’UN PROJET DE LOI PORTANT RATIFICATION PAR LA REPUBLIQUE DU BURUNDI DE L’ACCORD DE PRET OFID N°12037P POUR LE FINANCEMENT ADDITIONNEL DU PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DES FILIERES-PHASE II (PRODEFI II)

Ce Jeudi 10 novembre 2016, la chambre Haute du Parlement a analysé et adopté le projet de loi portant ratification ci-haut mentionné. Ce projet de loi a été défendu par le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Dr. Déo Guide RUREMA pour le compte du Gouvernement.

Le Ministre Déo-Guide entrain de défendre le projet de loi

Dans l’exposé des motifs le Ministre a fait savoir que ce financement additionnel est destiné à accroître les fonds d’investissement alloués au PRODEFI II pour les aménagement hydro-agricoles et pour le renforcement et le développement des filières lait, riz et banane à travers la transformation-conservation des produits agricoles. Les provinces de Bubanza et Cibitoke qui figuraient dans la zone d’action du PRODEFI dans sa première phase, et qui n’avaient pas reçu des ressources dans le cadre du PRODEFI II sont essentiellement concernées par le financement additionnel.

Le Représentant du Gouvernement indique que le financement actuel du PRODEFI II est de 45 millions USD et est composé de don FIDA à hauteur de 36,6millions USD qui correspondant à 81,5% du coût additionnel du programme, le don ASAP pour un montant de 5 millions USD, soit 11,1% et la contribution du Gouvernement de 3,1 millions USD qui représentent 6,8%. Il y a aussi la contribution des bénéficiaires de 0,285 millions USD soit 0,6% et le financement additionnel par le prêt OFID de 6 millions qui portera le financement total du PRODEFI II à un montant de 51millons USD.

Les honorables Sénateurs ont voulu savoir pourquoi ce financement additionnel n’est pas accordé sous forme de don comme cela a été le cas pour le financement principal de 45 millions USD. Le Ministre répond que pour servir les provinces de Bubanza et Cibitoke le Gouvernement s’est joint au FIDA pour que les négociations aboutissent rapidement afin de démarrer les activités en même temps dans les sites d’intervention. Par conséquent, le FIDA a du recourir à l’OFID son partenaire privilégié mais qui ne donne que des prêts sous des conditions douces de paiement.  

D’autres questions relatives aux filières riz et lait ont été posées notamment en rapport avec l’implantation géographique des centres de collecte de lait et de celui des aires de séchage du riz.

Concernant les centres de collecte de lait, le Représentant du Gouvernement indique que le pays connaît 26 centres de collectes du lait construits avec l’aide du FIDA, dont 22 par le PRODEFI I et 4 par le PARSE (qui vient de clôturer) dans sa zone d’action, 4 centres de collecte par la BAD à Kirundo, et 2 par l’USAID à Muramvya.

Huit centres de collecte de lait (construits au cours de la phase I du PRODEFI) recevront des capacités additionnelles de stockage. Il s’agit des centres de collecte du lait situés dans la les zones de forte concentration des vaches laitières diffusées soit par le PRODEFI, soit par un autre intervenant. Il s’agit de :

  • 2 centres de collecte du lait en communes Mpanda et Musigati de la province Bubanza ;
  • 2 centres de collecte du lait en commune Mugina et Rugombo de la province Cibitoke ;
  • 2 centres de collecte du lait en commune Gashikanwa de la province Ngozi,
  • Ceux de Buhiga en province Karusi et Kiganda en province Muramvya.

Après analyse du présent projet de loi et suivant sa défense par le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, les Honorables Sénateurs recommandent que les termes des accords de don et/ou de prêt soient profondément analysés avant leurs signatures pour que ces accords soient bénéfiques à la nation.

La deuxième recommandation formulée par les honorables va dans le sens de commanditer une étude sur la gestion des terrains régulièrement et légalement attribuées aux exploitants et qui sont sous le contrôle de la Société Régionale de Développement de l’Imbo SRDI.

Les Honorables Sénateurs levant les mains pour adoption du projet loi

Le projet de loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord de prêt OFID n° 12037P pour le financement additionnel du Programme de Développement des Filières-phase II (PRODEFI II) a été adopté par 35 Sénateurs, donc à 100%.


 

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