Analyse et adoption, par les Députés de la Chambre Basse du Parlement, du projet de loi portant organisation de la pêche et l’aquaculture au Burundi

Ce mardi 30 août 2016, les Députés de la Chambre Basse du Parlement ont adopté un projet de loi portant organisation de la pêche et l’aquaculture au Burundi.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo-Guide RUREMA, qui a défendu ce projet de loi a indiqué que le cadre juridique dans lequel s’exercent la Pêche et l’Aquaculture au Burundi n’est pas adapté aux réels besoins du secteur.

D’après lui, la législation en vigueur en la matière date de l’époque coloniale et le texte de base remonte lui même des années 1937 (Décret du 21 Avril 1937 sur la chasse et la pêche).

Cette législation ayant été peu ou pas amendée depuis, elle ne répond plus aux exigences du pays.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’élevage entrain de défendre le projet de loi

Le Ministre a précisé que la nouvelle loi ainsi que ses objectifs principaux s’inspirent du Code de Conduite pour une Pêche Responsable, du code de l’Environnement de la République du Burundi et d’autres instruments comme le code de l’eau et visent à :

-          Adopter des mesures pour assurer la conservation à long terme et l’utilisation durable des ressources halieutiques;

-          Appliquer l’approche de précaution à la conservation, la gestion et l’exploitation des ressources bio-aquatiques afin de les protéger et de préserver l’environnement aquatique ;

-          Conserver les écosystèmes aquatiques afin d’assurer effectivement la conservation et la gestion des ressources bio-aquatiques;

-          Empêcher la surexploitation et mettre en œuvre des mesures d’aménagement afin de s’assurer que l’effort de pêche soit proportionnel à la capacité de production des ressources halieutiques et leur utilisation durable, et

-          Promouvoir le développement et la gestion responsable de l’aquaculture.

Ainsi, la fixation des termes et conditions relatives à l’octroi des licences de pêche, la possibilité d’accorder des droits exclusifs d’exploitation des ressources halieutiques et plus généralement, l’organisation générale des activités de pêche pourront faire l’objet de règlements pris en application de la loi.

L’une des innovations majeures de cette loi est l’introduction de l’obligation de détenir une licence de pêche pour tout type de pêche à l’exception de la pêche de subsistance telle que définie par la loi et pour quelques plans d’eau qui soit. Cela permettra à l’administration de disposer d’une part, d’une source très utile d’information statistique et d’autre part, d’un instrument privilégié de régulation de l’effort de pêche.

En particulier le texte rappelle le caractère unique de l’écosystème du lac Tanganyika et souligne la nécessité de le protéger de toute atteinte.

Par ailleurs, la loi prend en considération d’autres utilisations des ressources hydrauliques susceptibles d’affecter les intérêts de la pêche et de l’aquaculture et prévoit des mécanismes de consultation et d’information préalable.

Le Ministre a souligné que l’une des faiblesses majeures de l’ancienne législation des pêches réside sans aucun doute dans l’absence d’un arsenal répressif adéquat. Il est prévu un régime de sanctions et la palette des sanctions dont l’administration et les institutions judiciaires disposent est suffisamment large pour assurer une correspondance entre l’entité de l’infraction et la peine correspondante.

Ce nouvel instrument juridique a-t-il ajouté, vient en complément aux autres instruments ratifiés par le Gouvernement et sa mise en application se traduira par une meilleure synergie des acteurs et une rentabilité très améliorée pour les pêcheries et par une forte stabilité et résilience de l’écosystème.

Après avoir posé des questions d’éclaircissement et fournies quelques points pour amendement, les députés ont adopté ce projet de loi à l’unanimité.

ARTICLE SUR L’ACTIVITE DE SENSIBILISATION SUR LE PROJET D’APPUI SUR LA COMPETITIVITE DU SECTEUR CAFE

Ce vendredi 14 avril 2017, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage s’est rendu en commune Kayanza sur la Colline Maruri pour le lancement des activités de sensibilisation sur le Projet d’Appui à la compétitivité du secteur café (PACSC).  Ces activités ont commencé par la visite des pépinières, d’une usine de lavage du café de la coopérative Dusangirijambo. Monsieur le Ministre a aussi procédé à la fertilisation d’un champ de caféier.

Dans son allocution, le Ministre a remercié la Banque Mondiale du don octroyé pour que la culture du café soit encore valorisée. Il a mis en garde la population présente de ne pas prendre des risques de vendre frauduleusement la production chez  les pays voisins car ceux qui seront attrapés seront sévèrement punis selon la loi. Il a également informé que ce projet vient renforcer les capacités du producteur pour qu’il sache les bonnes techniques culturales afin d’augmenter la saveur et la production du café pour qu’ensuite le prix soit revu à la hausse, chose que la population a bien accueilli. Il a indiqué que le projet vient appuyer le Gouvernement dans l’approvisionnement des produits phytosanitaires et d’engrais où le projet appuiera jusqu’à 40% du prix du produit et 60% seront payés  par le bénéficiaire. Le projet interviendra dans les provinces de Kayanza, Ngozi, Kirundo, Muyinga, Gitega et Karusi. Le Ministre a, à cet effet remis des sacs d’engrais aux bénéficiaires en leur demandant de suivre les conseils des encadreurs pour un meilleur rendement.

Après cette visite, une réunion entre partenaire intervenant dans le secteur café a été tenue pour informer à chacun sa zone d’intervention.

De son coté, le Ministre a promis que toutes ces activités seront supervisées par les services habiletés du Ministère pour que le producteur ne soit pas  victime du mauvais fonctionnement des activités des partenaires du secteur café. Il a demandé à ceux-ci de faire un encadrement régulier du producteur et qu’il soit assisté dans son champ et non dans les salles de réunion. Une communication permanente s’avère importante pour une bonne coordination des activités entre les différents partenaires.

Il a clos la réunion en interpellant toute personne œuvrant dans le secteur d’y mettre tous les efforts possibles pour lutter contre la pauvreté en augmentant la production et  la saveur du café.  

Atelier d’information et de sensibilisation sur la promotion de la filière avocatière au Burundi

Monsieur le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage Dr Déo-Guide RUREMA a procédé, ce vendredi 08 juin 2018 à l’ouverture d’un atelier d’information et de sensibilisation sur la promotion de la filière avocatière au Burundi. C’était à Gitega au Jean Paul II. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en application de la convention de partenariat entre la Coopérative DUTEZANYE IMBERE de Murayi, commune Giheta, province Gitega et le FIDA à travers le Projet de Développement des Filières.

Dans son discours de circonstance, Monsieur le Ministre a fait savoir que l’avocat a été choisi car il est l’un des cultures horticoles qui contribuent à l’amélioration du niveau nutritionnel de la population, à la protection de l’environnement, à la création d’emplois, à la diversification des sources de revenus et au développement économique en général. Il a ajouté que l’huile qui en est extraite a les mêmes propriétés organo-léptiques et qualité que celles de l’huile d’Olive très prisée et fortement commercialisée dans le monde.

Il a continué en disant que la promotion à grande échelle de la culture et de la transformation de l’avocatier permettra d’améliorer donc la situation nutritionnelle des populations, l’augmentation des revenus des producteurs et l’apport en devises par l’exportation des produits agricoles à haute valeur ajoutée pour le pays. Les sous-produits de la transformation des fruits d’avocat ont également une grande valeur nutritive pour le bétail notamment pour engraisser les animaux.

P Pour ce, Monsieur le Ministre a demandé aux participants de donner des actions rapides et directement opérationnelles pour l’extension des plantations d’avocatiers biologiques et de préciser les mécanismes durables de partenariat entre les usines privées de transformation de l’avocat et les producteurs dans une logique de gagnant-gagnant.

Pour terminer, Monsieur le Ministre Dr Déo-Guide RUREMA a encouragé la Coopérative Murayi qui vient d’emboîter le pas au programme de S.E Monsieur le Président de la République du Burundi dans le développement de la filière avocaière et a invité les autres Coopératives d’initier les mêmes partenariats pour étendre la culture d’avocatier dans les autres régions naturelles et promouvoir les autres filières horticoles dont notamment les agrumes, le manguier, l’ananas et le macadamia.

Il n’a pas manqué de rappeler que le Gouvernement du Burundi a déjà fourni des efforts considérables dans le développement de l’horticulture depuis 1979 à travers les services techniques du Ministère et qu’un Cadre Stratégique pour le Développement de l’Horticulture au Burundia été élaboré depuis 2013.


 

"Promouvoir l'intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures pour une sécurité durable et la lutte contre la malnutrition."

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