Atelier de synthèse des ateliers régionaux sur le Protocole de Lutte antiérosive et l’intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures

Atelier de synthèse des ateliers régionaux sur le Protocole de Lutte antiérosive et l’intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures

Ouverture de l’atelier par Monsieur le Ministre Dr Déo-Guide RUREMA (au milieu)

Dans le cadre de la mise en œuvre du Protocole de lutte antiérosive et la note sur l’intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures, des ateliers régionaux ont été organisés pour sensibiliser la population. Ce vendredi 13 mai 2016, un atelier synthèse a eu lieu en province Kayanza. Dans son allocution, le Secrétaire Permanent du Conseil National de sécurité a indiqué que les ateliers régionaux ont été un succès car la plupart des burundais ont compris que la lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté est possible dans notre pays. Il a ajouté qu’il ne peut y avoir de développement dans un pays sans développer le secteur agricole d’autant plus qu’il fait vivre plus de 90% de la population burundaise. Il a continué en disant que l’art.138 de la constitution du Burundi précise que les Gouverneurs sont responsables de tous les programmes de développement exécutés dans leur province. Il a terminé en précisant que le Secrétariat Permanent du Conseil National de Sécurité va continuer à appuyer dans ce programme de protection de sol et d’augmentation de la production ainsi que dans tous les programmes de développement du secteur agricole et élevage car le développement durable dans notre pays est basé sur ce secteur.

Dans son discours de circonstance, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Dr Déo-Guide RUREMA a fait savoir qu’ on enregistre plus de 100 tonnes de terres perdues par ha et par an dans le Mumirwa, plus de 18 tonnes par ha et par an dans le Buyogoma et plus de 4 tonnes par ha et par an dans les plateaux centraux. Ces pertes de terres qui entraînent aussi la matière organique et les nutriments ont des conséquences néfastes sur la production agricole. Pour ces raisons, le Gouvernement du Burundi, à travers le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, a élaboré un protocole de lutte antiérosive et une politique d’intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures compte tenue des différentes zones agro-écologiques. Ainsi, collaboration avec le Secrétariat Permanent du Conseil National de Sécurité, le Ministère en charge de l’Environnement ainsi que le Ministère de l’Intérieur et de la Formation Patriotique le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage vient d’animer quatre ateliers régionaux de sensibilisation des parties prenantes sur la lutte antiérosive et l’intensification agricole. Il a indiqué que l’objet de cet atelier était  de réfléchir ensemble sur l’élaboration d’une feuille de route de mise en œuvre des recommandations formulées lors des quatre ateliers régionaux ; se convenir sur le calendrier de suivi-évaluation des travaux de lutte antiérosive et enfin rappeler le rôle des administratifs des entités déconcentrés et décentralisées ainsi que les cadres et techniciens du Ministère de l’agriculture et de l’Elevage dans la mise en œuvre du protocole de lutte antiérosive et l’intensification agricole. Le Ministre a terminé en leur demandant de créer un partenariat très fort de tous les acteurs et à tous les niveaux et de travailler main dans la main en vue d’éviter la dispersion des efforts et des ressources.

Après le suivi des présentations, échanges et discussions, les participants se sont convenus sur la feuille de route et un calendrier d’évaluation. Etaient invités dans cet atelier les Gouverneurs des provinces ainsi que les hauts cadres du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage. 

Atelier de validation du Plan d’Action National de contrôle de la chenille légionnaire d’automne

Depuis 2016, le Burundi fait l’objet d’attaques par un nouvel organisme nuisible appelé chenille légionnaire d’automne « Spodopterafrugiperda ». Cette chenille polyphage cause des dégâts énormes principalement sur les cultures du maïs et sorgho presque dans tout le pays à des incidences variables selon les provinces. D’autant plus que le maïs est cultivé au cours des 3 saisons successives, ceci laisse comprendre pourquoi ladite chenille continue à proliférer d’une façon spectaculaire.

« Dans un pays connaissant des périodes de l’année à sécurité alimentaire précaire suite aux aléas climatiques et des conditions socioéconomiques en cours, des pertes de production induites par le nouveau ravageur pourraient augmenter drastiquement le nombre de personnes en insécurité alimentaire aiguë particulièrement dans les zones ayant le maïs, le sorgho, le riz et le blé comme composantes principales de leurs moyens d’existence » a fait savoir Monsieur l’Assistant du Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage Monsieur Diomède NDAYIRUKIYE lors de l’ouverture d’un atelier de validation du Plan d’Action National de contrôle de la chenille légionnaire d’automne, ce jeudi 07 juin 2018 à la Détente de Bujumbura.

Il a indiqué que le document validé par tous les intervenants dans le secteur agricole en général et dans la filière maïs en particuliers s’articule sur quatre composantes à savoir la (1)Coordination, (2) Communication, sensibilisation, renforcement des capacités et recherche, (3) suivi et évaluation des pertes et de l’impact sur la sécurité alimentaire et les moyens d’existence ainsi que (4)le contrôle intégré et durable basé sur le dépistage, la surveillance et l’alerte précoce et qu’il va permettre aux différentes parties prenantes de conjuguer leurs efforts pour arriver aux résultats positifs conduisant à freiner la pullulation de la chenille.

Il a terminé en demandant aux uns et aux autres une meilleure remise à niveau de leurs interventions sur la gestion et contrôle de la chenille dans notre pays afin d’adopter un mécanisme coordonné, fiable et efficace contre ce ravageur.

ATELIER NATIONAL DE REFLEXION SUR LA STRATEGIE EFFICACE DE GESTION DES MALADIES ET RAVAGEURS DES CULTURES AU BURUNDI

En date du 23 décembre 2016 à Gitega, l’Assistante du Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Madame Jacqueline NDAYIHANZAMASO a procédé à l’ouverture d’un atelier national de réflexion  sur la stratégie efficace de gestion des maladies et ravageurs des cultures au Burundi.

                                                  L’Assistante prononçant le discours d’ouverture                                       Photo de groupe

Dans son mot d’ouverture, Madame Jacqueline est revenu sur l’importance de l’agriculture dans l’économie burundaise et dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Elle leur a fait savoir que malgré cette importance, ce secteur connait beaucoup de contraintes et qu’il  est grand temps de penser à la prévention car vaut mieux prévenir que guérir.

Revenant sur les cas de maladies et ravageurs enregistrés actuellement sur l’eucalyptus et le maïs qu’elle qualifie de fléaux, Madame Jacqueline leur a indiqué que des actions ont été menées en matière d’identification taxonomique et les voies de sortie ont été proposées. Mais, étant donné qu’il a été constaté que souvent on met en avant la lutte curative et la lutte préventive oubliée, elle leur a fait savoir que c’est dans cette optique que le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage à travers l’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi (ISABU) a organisé cet «Atelier National de Réflexion sur la Stratégie efficace de Gestion des Maladies et Ravageurs des Cultures au Burundi».

Enfin, l’Assistante du Ministrea terminé son allocution en remerciant tous les Partenaires Techniques et Financiers pour leurs appuis multiformes accordés au Ministère envie d’asseoir une sécurité alimentaire.

Elle a en outre  interpellé tous les participants à donner leurs contributions et recommandations pour l’élaboration de cette stratégie pour une sécurité alimentaire dans le pays et partant une amélioration des conditions de vie de la population.

Signalons que cet atelier a été clôturé par le Directeur Général de l’Agriculture M. Salvator SINDAYIHEBURA. Lors de son allocution, lui a aussi a insisté sur la pertinence de ce document de politique. Il a ainsi recommandé le déclanchement immédiat du processus de l’élaboration de ladite stratégie sur base des recommandations formulées et le chronogramme proposé au cours de cet atelier afin que d’ici peu le document soit validé et adopté par le gouvernement.


 

"Promouvoir l'intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures pour une sécurité durable et la lutte contre la malnutrition."

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