Atelier de validation du Plan d’Action National de contrôle de la chenille légionnaire d’automne

Depuis 2016, le Burundi fait l’objet d’attaques par un nouvel organisme nuisible appelé chenille légionnaire d’automne « Spodopterafrugiperda ». Cette chenille polyphage cause des dégâts énormes principalement sur les cultures du maïs et sorgho presque dans tout le pays à des incidences variables selon les provinces. D’autant plus que le maïs est cultivé au cours des 3 saisons successives, ceci laisse comprendre pourquoi ladite chenille continue à proliférer d’une façon spectaculaire.

« Dans un pays connaissant des périodes de l’année à sécurité alimentaire précaire suite aux aléas climatiques et des conditions socioéconomiques en cours, des pertes de production induites par le nouveau ravageur pourraient augmenter drastiquement le nombre de personnes en insécurité alimentaire aiguë particulièrement dans les zones ayant le maïs, le sorgho, le riz et le blé comme composantes principales de leurs moyens d’existence » a fait savoir Monsieur l’Assistant du Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage Monsieur Diomède NDAYIRUKIYE lors de l’ouverture d’un atelier de validation du Plan d’Action National de contrôle de la chenille légionnaire d’automne, ce jeudi 07 juin 2018 à la Détente de Bujumbura.

Il a indiqué que le document validé par tous les intervenants dans le secteur agricole en général et dans la filière maïs en particuliers s’articule sur quatre composantes à savoir la (1)Coordination, (2) Communication, sensibilisation, renforcement des capacités et recherche, (3) suivi et évaluation des pertes et de l’impact sur la sécurité alimentaire et les moyens d’existence ainsi que (4)le contrôle intégré et durable basé sur le dépistage, la surveillance et l’alerte précoce et qu’il va permettre aux différentes parties prenantes de conjuguer leurs efforts pour arriver aux résultats positifs conduisant à freiner la pullulation de la chenille.

Il a terminé en demandant aux uns et aux autres une meilleure remise à niveau de leurs interventions sur la gestion et contrôle de la chenille dans notre pays afin d’adopter un mécanisme coordonné, fiable et efficace contre ce ravageur.

ATELIER NATIONAL DE REFLEXION SUR LA STRATEGIE EFFICACE DE GESTION DES MALADIES ET RAVAGEURS DES CULTURES AU BURUNDI

En date du 23 décembre 2016 à Gitega, l’Assistante du Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Madame Jacqueline NDAYIHANZAMASO a procédé à l’ouverture d’un atelier national de réflexion  sur la stratégie efficace de gestion des maladies et ravageurs des cultures au Burundi.

                                                  L’Assistante prononçant le discours d’ouverture                                       Photo de groupe

Dans son mot d’ouverture, Madame Jacqueline est revenu sur l’importance de l’agriculture dans l’économie burundaise et dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Elle leur a fait savoir que malgré cette importance, ce secteur connait beaucoup de contraintes et qu’il  est grand temps de penser à la prévention car vaut mieux prévenir que guérir.

Revenant sur les cas de maladies et ravageurs enregistrés actuellement sur l’eucalyptus et le maïs qu’elle qualifie de fléaux, Madame Jacqueline leur a indiqué que des actions ont été menées en matière d’identification taxonomique et les voies de sortie ont été proposées. Mais, étant donné qu’il a été constaté que souvent on met en avant la lutte curative et la lutte préventive oubliée, elle leur a fait savoir que c’est dans cette optique que le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage à travers l’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi (ISABU) a organisé cet «Atelier National de Réflexion sur la Stratégie efficace de Gestion des Maladies et Ravageurs des Cultures au Burundi».

Enfin, l’Assistante du Ministrea terminé son allocution en remerciant tous les Partenaires Techniques et Financiers pour leurs appuis multiformes accordés au Ministère envie d’asseoir une sécurité alimentaire.

Elle a en outre  interpellé tous les participants à donner leurs contributions et recommandations pour l’élaboration de cette stratégie pour une sécurité alimentaire dans le pays et partant une amélioration des conditions de vie de la population.

Signalons que cet atelier a été clôturé par le Directeur Général de l’Agriculture M. Salvator SINDAYIHEBURA. Lors de son allocution, lui a aussi a insisté sur la pertinence de ce document de politique. Il a ainsi recommandé le déclanchement immédiat du processus de l’élaboration de ladite stratégie sur base des recommandations formulées et le chronogramme proposé au cours de cet atelier afin que d’ici peu le document soit validé et adopté par le gouvernement.

Atelier National sur la validation de la Stratégie de la Santé Animale 2017-2022, de la stratégie de la politique nationale au Burundi 2017-2022 ainsi que la présentation des projets des textes règlementaires au Burundi.

Madame l’Assistante du Ministre au Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage Ir Jacqueline NDAYIHANZAMASO a procédé ce lundi 20 février 2017, à l’ouverture d’un atelier sur la validation de la stratégie nationale de la santé animale (SNSA) 2017-2022, la stratégie nationale de l’élevage au Burundi 2017- 2022, ainsi que la présentation d’un projet de loi sur les produits vétérinaires et immunologiques au Burundi et un projet d’ordonnance sur les établissements vétérinaires. Dans son discours d’ouverture, Madame l’Assistante a remercié l’Union Africaine pour avoir initié le Programme de Gouvernance Vétérinaire VETGOV sans oublier le Secrétariat de l’EAC pour la coordination de la mise en œuvre de ce programme au niveau régional, et surtout pour avoir accepté de financer ces activités d’importance capitale dans le développement du secteur de l’élevage. Elle a fait savoir que le Burundi constitue un contexte agro-sylvo-pastoral très particulier en Afrique où la densité humaine est très importante et où la limitation des terres disponibles ne fait pas de l’élevage une activité majeure en tant que telle. Elle a continué en disant que l’élevage joue un rôle essentiel pour apporter, en quantité faible mais indispensable, les éléments nutritifs spécifiques à la croissance et à la santé des populations. Madame l’Assistante réitère les efforts du Gouvernement du Burundi pour promouvoir et moderniser le secteur de l’élevage, lesquels efforts sont clairement définis dans différents documents de politique nationale comme la "Vision Burundi 2025", le Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté, le Plan National d’Investissement Agricole (PNIA) et le Document d’Orientation Stratégique (DOS) spécifique au secteur de l’élevage. A cela s’ajoute le colloque sur les Etats Généraux de l’Elevage organisé par le Gouvernement en juin 2013 et d’autres documents en cours d’élaboration et certains en phases de finalisation pour validation à savoir la Politique Nationale de l’Elevage et la stratégie de santé animale, les projets de lois relatives à la stabulation permanente et à l’interdiction de la divagation du grand et petit bétail et de la volaille ainsi que les textes d’application sur la commercialisation du lait qui seront bientôt présentés au Gouvernement.

Elle a rappelé que la validation de deux documents sus mentionnés  ainsi que la présentation de deux textes réglementaires vont faire que le Burundi ait des textes législatifs cohérents aux normes de l’OIE et de la sous-région afin que le secteur de l’élevage puisse contribuer efficacement à l’économie nationale et à l’amélioration de la sécurité alimentaire. Elle a terminé avec espoir que les recommandations qui en sortiront vont aider à produire des documents de stratégie qui vont conduire le Burundi sur la voie de la croissance économique, la réduction de la pauvreté, l’éradication de la faim et la malnutrition à travers l’amélioration de la santé animale et par conséquent, l’amélioration de la santé humaine et l’augmentions des productions animales.

Elle n’a pas manqué de remercier l’Union Africaine et le Secrétariat Général de l’EAC à travers le programme VET-GOV qui ont contribué à l’organisation de cet atelier.


 

"Promouvoir l'intensification agricole basée sur la régionalisation des cultures pour une sécurité durable et la lutte contre la malnutrition."

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